Dans le cadre du Blended Intensive Programme (BIP) « Discovering Research in a European Context », organisé par l’Université Polytechnique Hauts-de-France, deux étudiantes en master à ESPOL ont eu l’opportunité de découvrir les coulisses de la recherche à l’échelle européenne. Parmi elles, Éléa, en Master 2 Digital Politics and Governance, revient sur une expérience immersive et formatrice.
Deux étudiantes d’ESPOL participent à un BIP sur le thème de la recherche européenne
Une immersion concrète dans le monde de la recherche
Proposé au sein de l’alliance universitaire européenne EUNICE, dont l’Université Catholique de Lille est partenaire associé, ce programme hybride a réuni des étudiants venus de différents pays partenaires, majoritairement en master et en doctorat. Après une première semaine de cours en ligne, les participants se sont retrouvés pour une semaine d’activités en présentiel.
Au programme : méthodologie de recherche, ateliers de revue de littérature, séminaires en communication scientifique et rencontres avec des chercheurs et professionnels européens. « L’objectif n’était pas seulement d’apprendre des méthodes, mais vraiment de nous mettre dans la posture de chercheurs », explique Éléa. « On nous a montré concrètement comment évoluer dans ce milieu. »
Les étudiants ont également participé à des échanges autour des opportunités de financement en Europe et se sont rendus à l’Université de Mons pour le « Mardi des Chercheurs », un événement réunissant doctorants et jeunes chercheurs. Une expérience qui les a pleinement immergés dans l’écosystème académique.
Confirmer un projet professionnel
Pour Éléa, cette participation s’inscrit dans une réflexion déjà engagée : « J’envisage de poursuivre en doctorat en Europe. Ce programme m’a permis d’échanger avec des doctorants et de mieux comprendre les différentes trajectoires possibles. »
Au-delà des contenus académiques, elle souligne l’importance des conseils concrets apportés par les intervenants : « ils ont vraiment réussi à démystifier tout cela, et à donner de vrais conseils sur ce qu’on peut faire maintenant pour obtenir des financements, ce qu’on peut faire après le doctorat, et construire notre projet dans le moyen terme. », ajoute-t-elle.
Une expérience résolument interculturelle
Le BIP a également été marqué par une forte diversité internationale, avec des participants venus de toute l’Europe mais aussi d’autres régions du monde comme le Sri Lanka, le Népal ou encore le Brésil.
« C’est très enrichissant de comparer les approches », note Éléa. « Par exemple, dans certains pays comme l’Italie, les sujets de thèse sont souvent proposés par les directeurs, alors qu’en France, les doctorants ont davantage d’initiative. » Ces échanges ont permis de mieux appréhender les différentes cultures académiques et leurs spécificités.
Créer des connexions durables
Au-delà des apprentissages, Éléa retient surtout la dimension humaine de cette expérience. « Le monde de la recherche est assez restreint, donc rencontrer d’autres étudiants et enseignants est une vraie opportunité. »
Elle insiste sur l’importance d’aborder ce type de programme avec un esprit ouvert : « Il faut y aller avec l’envie de rencontrer, d’échanger, de créer des liens. Tout le monde était dans cette dynamique, ce qui a permis de nouer de vraies connexions. »
Une expérience qu’elle recommande sans hésiter à tous les étudiants intéressés par la recherche et les opportunités européennes.